Le Bénin a entrepris une profonde réforme de son secteur des transports pour améliorer la mobilité des citoyens et soutenir le développement économique. Le 21 juin 2017, le gouvernement a actualisé les statuts de l'Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT) par le décret n°2017-300. Cette agence, établissement public à caractère social et technique doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière, est placée sous la tutelle du Ministère chargé des transports terrestres. L'ANaTT a pour mission l'organisation et la gestion des transports routier et ferroviaire en République du Bénin.
Les attributions de l'ANaTT sont vastes et stratégiques. L'agence participe à l'élaboration de la réglementation et au contrôle des transports routier et ferroviaire, tout en mettant en œuvre la politique nationale, communautaire et internationale en matière de transport terrestre. Elle assiste également les collectivités locales dans la conception, l'organisation et la gestion des transports urbains, interurbains et ruraux. L'agence détermine les tarifs de transports routiers en collaboration avec les organismes nationaux compétents et délivre les titres et autorisations de transports nécessaires à l'exercice des activités du secteur.
Parallèlement, le gouvernement a structuré le secteur maritime en créant le Ministère Délégué auprès du Président de la République, Chargé de l'Economie Maritime, des Transports Maritimes et des Infrastructures Portuaires. Le décret n°2012-432 du 6 novembre 2012 définit les attributions de ce ministère qui a pour mission d'élaborer et d'assurer la mise en œuvre de la politique de l'État en matière d'économie maritime, des transports maritimes et fluvio-lagunaires et d'infrastructures portuaires. Cette structure initie et conduit les réflexions et études concourant à la définition de la politique nationale et à la mise en œuvre des stratégies relatives à ses domaines de compétence.
Le développement des infrastructures routières constitue un axe majeur de la politique gouvernementale. En avril 2015, le Bénin a ratifié un accord de prêt ISTISNA'A avec la Banque Islamique de Développement d'un montant de 35 millions d'euros, équivalant à 22,958 milliards de francs CFA. Ce financement vise le projet d'aménagement et de bitumage de la route Banikoara-Kérémou-Frontière du Burkina Faso, une infrastructure stratégique pour le commerce transfrontalier et la mobilité des populations du nord du pays.
Le ministre José Tonato, dans le cadre du Projet Asphaltage, a effectué en mars 2019 des descentes sur les chantiers de Sèmè-Podji et Porto-Novo pour superviser l'avancement des travaux. Cette démarche témoigne de l'engagement du gouvernement à assurer un suivi rigoureux de la réalisation des projets d'infrastructures et à garantir la qualité des ouvrages livrés aux populations.
La restructuration du secteur s'est également traduite par des décisions importantes concernant les organismes existants. Le 14 octobre 2020, le gouvernement a nommé monsieur Raoul Kossi Kousse, expert-comptable et associé dans le cabinet BENIN EXPERTISE, en qualité de liquidateur de l'Organisation Commune Bénin-Niger des Chemins de Fer et des Transports (OCBN). Le liquidateur doit produire une feuille de route de la mission présentant la méthodologie de travail et les modalités d'intervention, tout en déposant des rapports mensuels au Comité ad hoc chargé de la restructuration.
Ces réformes institutionnelles et investissements dans les infrastructures démontrent la vision stratégique du gouvernement pour moderniser le secteur des transports au Bénin. En structurant les agences de régulation, en développant les infrastructures routières et en rationalisant les organismes existants, le Bénin se dote des outils nécessaires pour améliorer la mobilité de ses citoyens, faciliter les échanges commerciaux et soutenir la croissance économique du pays. Ces initiatives positionnent le Bénin comme un hub logistique régional compétitif et attractif pour les investisseurs.