Le Bénin poursuit activement sa politique de développement des infrastructures de transport pour renforcer l'intégration économique régionale. Plusieurs projets d'envergure ont été lancés avec le soutien de partenaires techniques et financiers internationaux, témoignant de la vision stratégique du gouvernement en matière de connectivité sous-régionale. Ces initiatives visent à améliorer les échanges commerciaux et les conditions de vie des populations, particulièrement dans les zones frontalières.
Le projet d'aménagement de la Route Nationale Inter-États numéro 7, reliant la frontière du Burkina Faso à celle du Nigeria via Kérémou, Banikoara, Kandi et Ségbana, constitue un axe majeur de cette stratégie. Longue de 228,25 kilomètres, cette route assure la liaison entre le Burkina Faso à l'Ouest et le Nigeria à l'Est, tout en reliant trois des plus importantes communes du Nord du Bénin. Un accord de prêt a été signé le 16 juillet 2009 avec le Fonds Koweitien pour le Développement Économique Arabe pour le financement partiel de ce projet structurant. Cette infrastructure répond à un besoin urgent, car l'état antérieur de la route présentait une praticabilité médiocre malgré les travaux d'entretien périodique, avec des répercussions néfastes sur la commercialisation des produits agricoles et manufacturés.
Dans le même élan de renforcement de la connectivité transfrontalière, le gouvernement a signé le 18 janvier 2012 un accord de prêt avec la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique pour la construction d'un pont sur le fleuve Mono. Ce pont reliera les localités d'Athiémé au Bénin et d'Agomè-Glozou au Togo, séparées jusqu'alors par le fleuve Mono qui s'écoule le long de la frontière entre les deux pays. Cette infrastructure représente une alternative stratégique entre les connexions de Hillacondji et celle de Tohoun, située à plus de 100 kilomètres vers le nord. Le franchissement du fleuve, auparavant possible uniquement par barque, occasionnait de nombreux cas de pertes en vies humaines par noyade.
Le pont d'Athiémé facilitera les échanges intercommunautaires ayant pour pôles essentiels le marché d'Agomè-Glozou et son hôpital, l'hôpital d'Affayan de renommée internationale, ainsi que les centres commerciaux, sites touristiques et exploitations agro-industrielles de la région d'Athiémé et de Lokossa. Les infrastructures socio-éducatives où est accueillie de part et d'autre la jeunesse des deux pays bénéficieront également de cette amélioration de la mobilité. Cette réalisation s'inscrit dans le cadre de l'intégration économique au sein de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine et de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest.
Le ministre José Tonato a poursuivi en janvier 2020 ses visites de chantiers d'asphaltage dans la ville de Natitingou, démontrant l'engagement du gouvernement à moderniser les infrastructures urbaines à travers tout le territoire national. Ces travaux d'asphaltage contribuent à améliorer les conditions de déplacement des populations et à dynamiser l'activité économique locale. Par ailleurs, le gouvernement a créé le 14 novembre 2019 un Comité national de suivi du Projet relatif à la construction et à l'exploitation d'un système de transport des hydrocarbures par pipeline, présidé par Samou Seidou Adambi, Ministre de l'Eau et des Mines.
Ces multiples initiatives témoignent d'une approche cohérente et ambitieuse du développement des infrastructures de transport au Bénin. En mobilisant des financements auprès de partenaires arabes et en coordonnant les efforts à travers des structures de gouvernance dédiées, le gouvernement béninois pose les jalons d'une économie plus intégrée et compétitive. Ces investissements stratégiques dans les routes, ponts et systèmes de transport contribuent directement à l'amélioration des conditions de vie des citoyens et au renforcement de la position du Bénin comme hub régional de transit et d'échanges commerciaux.