Le Bénin poursuit la modernisation de son secteur des transports avec des nominations stratégiques visant à renforcer la gouvernance institutionnelle. Le 22 octobre 2025, le Président de la République a signé le décret n° 2025-652 portant nomination des membres du Conseil d'administration du Centre national de Sécurité routière. Cette décision s'inscrit dans la continuité des réformes engagées pour améliorer la sécurité routière et la mobilité urbaine dans le pays.
Le Conseil d'administration du Centre national de Sécurité routière est désormais composé de cinq membres représentant les institutions clés de l'État. Monsieur Roch Célestin HOUNDJE, représentant du Ministère du Cadre de Vie et des Transports, a été nommé président du Conseil. Il est accompagné de monsieur Martin Agonman ALOUKOU pour le Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique, monsieur Rodéric Maximin TOUDONOU pour la Présidence de la République, monsieur Krishna LOKOSSOU pour le Ministère de l'Économie et des Finances, et monsieur Jean-Pierre WANGBE pour le Ministère de la Santé. Ces nominations, effectives pour un mandat de trois ans renouvelable, témoignent d'une approche interministérielle coordonnée.
Une semaine auparavant, le 15 octobre 2025, le décret n° 2025-648 avait établi la composition du Conseil d'administration de l'Agence nationale des Transports terrestres. Cette instance compte sept membres, avec monsieur Nabil ABDOULAYE comme président, également représentant du Ministère du Cadre de Vie et des Transports. Le Conseil réunit des représentants de six ministères ainsi que monsieur N. K. Pierre AGOLI-AGBO, représentant de la Confédération des Centrales syndicales et Entreprises de Transport routier de marchandises et des produits de Carrières du Bénin, assurant ainsi la participation du secteur privé.
Ces nominations s'appuient sur un cadre juridique solide, notamment la loi n° 2020-20 du 02 septembre 2020 portant création, organisation et fonctionnement des entreprises publiques en République du Bénin. Le décret n° 2021-374 du 14 juillet 2021 avait approuvé les statuts de l'Agence nationale des Transports terrestres, tandis que le décret n° 2025-319 du 18 juin 2025 avait fait de même pour le Centre national de Sécurité routière. Ces textes garantissent une gouvernance transparente et efficace des institutions de transport.
Le gouvernement déploie parallèlement des projets d'envergure pour transformer la mobilité urbaine. Le Projet de Mobilité Urbaine Durable du Grand-Nokoué (PMUD-GN) illustre cette ambition avec son Cadre de Gestion Environnemental et Social (CGES) publié en janvier 2025, ainsi que son Plan de Mobilisation des Parties Prenantes (PMPP) datant de janvier 2025. Ces documents témoignent d'une approche inclusive et respectueuse de l'environnement dans la planification des infrastructures de transport.
L'engagement du gouvernement en matière d'infrastructures routières remonte à plusieurs années. Le décret n° 2012-174 du 18 juin 2012 avait ratifié un accord de prêt de sept milliards de francs CFA signé le 31 décembre 2011 entre la République du Bénin et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) pour le financement partiel du projet de pavage de rues et d'assainissement dans les villes de Kétou, Tchaourou et Savè. Cette initiative historique démontre la continuité des efforts pour améliorer les infrastructures routières à travers le pays.
Les nouvelles nominations au sein des conseils d'administration du Centre national de Sécurité routière et de l'Agence nationale des Transports terrestres marquent une étape décisive dans la professionnalisation de la gestion du secteur des transports. Avec des mandats clairement définis et une représentation interministérielle équilibrée, ces instances sont désormais mieux armées pour relever les défis de la mobilité urbaine et de la sécurité routière. Le Bénin confirme ainsi sa détermination à moderniser son réseau de transport et à améliorer la qualité de vie de ses citoyens à travers des infrastructures performantes et une gouvernance renforcée.