Le gouvernement béninois poursuit sa dynamique de modernisation institutionnelle avec une série de nominations stratégiques annoncées en janvier 2025. Ces décisions témoignent de la volonté des autorités de placer des profils compétents à la tête d'organismes essentiels pour le développement du pays. Le Conseil des Ministres a validé plusieurs nominations touchant des secteurs clés comme la sécurité routière, l'agriculture et la sécurité sanitaire des aliments.
Le 29 janvier 2025, monsieur Ariel SACRAMENTO a été nommé directeur général du Centre national de Sécurité routière par décret présidentiel. Cette nomination, effective à compter de la signature du décret, s'inscrit dans le cadre du Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable. Le Centre national de Sécurité routière joue un rôle crucial dans la prévention des accidents et l'amélioration de la sécurité sur les routes béninoises.
Au Ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, quatre nominations importantes ont été actées le 22 janvier 2025. Monsieur Gbénoukpo Arnaud TOGBE a été nommé Conseiller technique aux Organisations professionnelles et à l'Entrepreneuriat agricole, tandis que monsieur Kinnou Jean Kisito CHABI SIKA prend la direction générale de l'Agence béninoise de Sécurité sanitaire des aliments. Ces postes stratégiques renforcent la capacité du ministère à accompagner les acteurs du secteur agricole et à garantir la qualité des produits alimentaires.
Les nominations se poursuivent au niveau départemental avec monsieur Janvier AMOUSSOU désigné directeur départemental de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche de l'Ouémé, et madame Rose Laurenda SOHOU nommée à la même fonction pour le département de l'Atlantique. Cette décentralisation des responsabilités permet une meilleure prise en compte des réalités locales et un suivi plus efficace des politiques agricoles sur le terrain.
Parallèlement à ces nominations, le gouvernement a fixé les conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2024-2025 de noix de cajou, un produit d'exportation majeur pour l'économie béninoise. Le décret présidentiel du 22 janvier 2025 homologue les conditions convenues par les membres de l'Interprofession de la filière. La campagne s'ouvrira le jeudi 30 janvier 2025 pour se clôturer le samedi 31 mai 2025, offrant ainsi une période de quatre mois aux acteurs de la filière.
Le prix d'achat au producteur a été fixé à 375 FCFA le kilogramme de noix de cajou, dont 5 FCFA par kilogramme destinés aux charges des fonctions critiques de l'interprofession. Cette tarification vise à garantir une rémunération équitable aux producteurs tout en assurant la viabilité de la filière. Une mesure importante stipule que seuls les transformateurs de noix de cajou sont autorisés à s'approvisionner auprès des coopératives de producteurs ou des producteurs individuels, renforçant ainsi la traçabilité et l'organisation de la filière.
Ces décisions gouvernementales s'appuient sur un cadre légal solide, notamment la loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin, modifiée en 2019. Le gouvernement dispose également d'institutions de contrôle comme la Commission béninoise des droits de l'homme, créée par la loi n° 2012-36 du 15 février 2013. Cette institution nationale indépendante, dotée de la personnalité juridique et de l'autonomie de gestion, veille à la promotion et à la protection des droits de l'homme sur tout le territoire national.
L'ensemble de ces mesures illustre l'engagement du gouvernement béninois à renforcer ses capacités institutionnelles tout en soutenant les filières économiques stratégiques. Les nominations de cadres compétents et la régulation de la filière cajou démontrent une approche cohérente du développement, associant gouvernance efficace et soutien aux secteurs productifs. Ces initiatives contribuent à créer un environnement favorable à la croissance économique et au bien-être des populations.

