Le Bénin dispose d'un cadre juridique précis pour la gestion des questions de nationalité, comme l'illustrent plusieurs décrets présidentiels publiés en mai 2011. Ces textes officiels, signés par le Président de la République et contresignés par les ministres compétents, témoignent du respect des procédures administratives et du droit des citoyens en matière de nationalité. Le dispositif s'appuie sur la loi n°65-17 du 23 juin 1965 portant Code de la nationalité béninoise et la Constitution du 11 décembre 1990.
Le 28 mai 2011, trois décrets ont été adoptés en Conseil des Ministres, autorisant des citoyens béninois à renoncer à leur nationalité. Le décret n°2011-372 a concerné Monsieur Aboudou Rachadi Odjouolakpé ALAO, né le 28 janvier 1974 à Dégué-Gare, fils de ALAO Soulé et de AGBADJAGAN Chérifatou. Le décret n°2011-371 a autorisé l'enfant ADJAMBAO Yasmine, née le 19 juillet 2000 à Soest en Allemagne, fille de ADJAMBAO Tchabi Mounirou et de GOMINA Sophiatou. Enfin, le décret n°2011-366 a permis à Monsieur Taha Pharel AGBEILLE, né le 30 octobre 2005 à Augsburg en Allemagne, fils de Rafiou AGBEILLE et de Hinnougbé Elvira Emeline NADJO, de renoncer également à la nationalité béninoise.
Ces décrets ont été élaborés selon une procédure rigoureuse impliquant plusieurs institutions. Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme Jean-Marie EHOUZOU a proposé ces autorisations au Conseil des Ministres. Les textes ont été contresignés par le Ministre d'État Pascal Irénée KOUPAKI et le Ministre des Affaires Étrangères Grégoire AKOFODJI. Le décret n°272/PC/MJL du 11 août 1965 fixe les modalités d'application du Code de la nationalité béninoise, garantissant ainsi un traitement équitable des demandes.
Chaque décret précise que la renonciation prend effet à compter de la date de signature, tout en protégeant les droits acquis. Les textes stipulent expressément qu'il ne peut être porté atteinte à la validité des actes passés au nom des personnes concernées, ni aux droits acquis par les tiers antérieurement à la publication, sur le fondement de leur nationalité béninoise. Cette disposition garantit la sécurité juridique des transactions et engagements antérieurs.
La transparence administrative est assurée par une large diffusion des décrets. Les amplifications sont envoyées à plus de 27 institutions, dont la Présidence, l'Assemblée Nationale, la Cour Constitutionnelle, les ambassades concernées, et divers services administratifs. Cette pratique illustre l'engagement du gouvernement béninois à maintenir une gestion ouverte et accessible des actes administratifs, permettant à tous les acteurs concernés d'être informés des décisions officielles en matière de nationalité.
