Le gouvernement béninois poursuit sa politique de réformes structurelles visant à améliorer les conditions de vie des populations et renforcer l'économie nationale. Lors de plusieurs Conseils des Ministres tenus entre octobre 2016 et février 2026 sous la présidence de Patrice Talon, des décisions majeures ont été adoptées dans les secteurs de la santé, du tourisme, de l'artisanat et de l'industrie. Ces mesures témoignent d'une vision cohérente de développement axée sur la protection des citoyens et la valorisation des ressources nationales.
Dans le domaine de la santé publique, le Bénin a franchi des étapes décisives. Le 8 mars 2017, le Conseil des Ministres a approuvé la transmission à l'Assemblée Nationale de la Convention MEDICRIME pour autorisation de ratification. Cette convention de droit pénal contre le trafic des faux produits médicaux, signée à Moscou le 28 octobre 2011 et entrée en vigueur le 1er janvier 2016, vise à renforcer la législation sur le trafic des faux médicaments et la vente illicite des produits pharmaceutiques. Cette ratification s'inscrit dans la lutte contre les faux médicaments, véritable fléau social, et participe à l'amélioration des services sociaux de base en vue du renforcement de l'assainissement du sous-secteur pharmaceutique dans l'intérêt de la santé des populations.
Le 26 juillet 2017, le gouvernement a poursuivi ses réformes sanitaires avec la création du Comité de mise en œuvre des réformes du système de santé, faisant suite aux travaux d'une commission technique créée par décret n° 2016-514 du 24 août 2016. Cette commission avait pour mission de proposer, sur la base d'une réflexion stratégique, une réorganisation du secteur pour une large couverture en soins de santé plus efficaces et plus efficients. Le Ministre de la Santé a été instruit de prendre les dispositions nécessaires pour appuyer le comité dans l'accomplissement de sa mission, avec le soutien financier du Ministre de l'Economie et des Finances.
Plus récemment, le 18 février 2026, le Conseil des Ministres a franchi une étape historique en créant l'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques. En dépit des efforts soutenus, la malaria reste endémique, avec des conséquences économiques, sociales et sanitaires graves, constituant l'une des premières causes de morbidité et de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le gouvernement fait de son éradication une priorité de premier plan en se dotant d'un instrument spécialisé, souple, autonome et réactif, chargé de conduire une lutte coordonnée, innovante et intégrée. Cette agence sera notamment chargée de concevoir, mettre en œuvre et évaluer des programmes de démoustication, de renforcer les actions de prévention, de réduire l'incidence et la mortalité liées aux maladies transmises par les moustiques, de promouvoir la recherche et l'innovation dans le domaine de la lutte antivectorielle, et de sensibiliser les populations sur les comportements préventifs et les traitements curatifs.
Sur le plan du développement économique et touristique, le gouvernement a autorisé le 8 mars 2017 la mise en œuvre du projet « Réinventer la Cité lacustre de Ganvié », l'un des principaux segments de la promotion touristique du pays figurant parmi les projets phares du Programme d'Action du Gouvernement. Ce projet vise essentiellement à faire de Ganvié, à travers la réhabilitation de son habitat, de son cadre de vie et de la protection environnementale, un site pilote de mise en valeur d'un tourisme lacustre respectueux de l'écologie et de l'authenticité. Il s'agit de réinventer Ganvié sur ses bases historiques, culturelles et sociales fortes, originales et durables, et de l'inscrire dans un processus de réhabilitation et de valorisation sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO. À terme, le projet impactera économiquement les populations locales et induira de nouveaux modes de comportements en leur sein.
Le secteur de l'artisanat a également bénéficié d'une attention particulière avec l'adoption, le 15 mars 2017, d'un décret portant approbation de la nomenclature des métiers de l'artisanat au Bénin. Cette nomenclature, validée lors d'un atelier national réunissant tous les acteurs concernés les 4 et 5 décembre 2014, comprend huit branches d'activités déclinées en quarante corps de métiers et trois cent onze métiers, conformément au Règlement n°01/2014/CM/UEMOA portant Code de l'Artisanat de l'Union adopté le 27 mars 2014 à Yamoussoukro. Le 26 juillet 2017, le Conseil a créé le Fonds de Développement de l'Artisanat (FDA) en remplacement du Fonds National de Promotion de l'Artisanat, avec pour mission de relever le niveau d'organisation et de compétitivité des entreprises artisanales béninoises par la mise en place de mécanismes de mobilisation de ressources destinées à assurer la transformation qualitative de l'environnement économique des artisans.
Dans le secteur industriel, le gouvernement a adopté le 15 mars 2017 un décret portant agrément au régime « C » du Code des investissements de la Société ALPHA BENIN SA, pour l'installation d'une usine de production de pâtes alimentaires dans la zone industrielle de la commune de Sèmè-Podji. Cet agrément permet à cette société, initialement bénéficiaire du régime de la zone franche industrielle, d'accéder plus aisément au marché de la CEDEAO, conformément à son projet initial. Ces initiatives démontrent la volonté du gouvernement de créer un environnement favorable à l'investissement privé et au développement industriel du pays.
L'ensemble de ces réformes et initiatives illustre la détermination du gouvernement béninois à construire un système de santé performant, à valoriser le patrimoine culturel et touristique national, et à dynamiser les secteurs productifs. De la lutte contre les faux médicaments à la création de l'Agence anti-malaria, en passant par la réhabilitation de Ganvié et le soutien à l'artisanat, ces mesures concrètes traduisent une vision globale de développement durable et inclusif. Le Bénin se positionne ainsi résolument sur la voie de la modernisation et de l'amélioration continue des conditions de vie de ses populations.